Jeudi, 16 septembre 2021
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    Parmi les conditions gagnantes de l’époque : locaux vacants et faible loyer

    Avec la descente de police au Sauna Neptune (qui devient ensuite le sauna 456), en 1976, et celle du Truxx (un bar situé sur la rue Stanley), en 1977, beaucoup ont pensé qu’il y avait eu des pressions policières et des pressions politiques de la part du maire Drapeau pour nettoyer le centre-ville.

    C’est vrai, mais l’installation des commerces gais dans le quartier, qu’on connaît sous le nom du Village, tient aussi à des raisons économiques. Il faut se rappeler que, sous l’administration Drapeau et le gouvernement provincial de l’époque, la volonté de développer l’est du centre-ville a conduit à la construction de la Place des Arts, l’UQAM. 

    Le déménagement de Radio-Canada a joué aussi un grand rôle, puisque cela a entraîné l’ouverture de nombreux restaurants sur René-Lévesque (connu à l’époque comme le boulevard Dorchester). Il y avait donc un afflux de population qui n’habitait pas le quartier, mais qui, pour de multiples raisons, le fréquentait. Et puis, plusieurs gais, jeunes et moins jeunes l’avaient adopté pour des raisons économiques. Les loyers étaient peu chers et on n’était pas très loin du centre-ville.  

    Avec les années, la situation a évidemment changé. L’arrivée de nouveaux commerces florissants, la rénovation de plusieurs édifices et la construction de condominiums ont attiré des résidents plus fortunés et une clientèle qui a les moyens de s’offrir ce qu’elle désire. Tout cela a entrainé lentement, mais inéluctablement une hausse progressive des loyers. 

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