Dimanche, 17 octobre 2021
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    L’association Aides se défend de toute tolérance d’agressions sexuelles en son sein

    L’association de lutte contre le sida Aides est accusée par certains salariés d’avoir laissé s’installer en son sein une «culture du viol» dans une enquête du site StreetPress. Une situation que tempère son président. 

    Le site StreetPress a publié il y a quelques jours les témoignages de 15 salariés de Aides, témoins ou victimes de faits s’apparentant à des agressions sexuelles de la part de collègues ou sur des lieux d’activité de l’association. 

    Mise en cause, l’association assure son soutien aux victimes et indique que des outils de préventions et des sanctions sévères ont été utilisés pour y répondre.

    Dans une interview à Têtu, Aurélien Beaucamp, président de Aides, regrette que l’enquête parle de «déni» de la part de l’association alors que celle-ci a sanctionné sévèrement des auteurs de violences et développé des dispositifs de libération de la parole.

    Sans remettre en question les témoignages qui sont rapportés dans l’enquête, il explique que les faits remontent à une dizaine d’années et qu’ils ont été traités, par des licenciements et des radiations de l’association.

    «Ce sont des sujets qui ne concernent pas Aides en particulier, explique-t-il. On vit dans une société où les rapports de domination existent. Pendant longtemps, il y a eu une omerta dessus, que ce soit dans une entreprise, un établissement public ou une association. (…) Au début des années 2010, les victimes n’avaient pas d’outils pour faire remonter des abus, on s’est attelé à cela depuis plusieurs années».

    Le président de Aides se défend de toute forme de tolérance. «On nous reproche une liberté de ton basée sur le non-jugement et la bienveillance. Ce sont des postures qui nous sont utiles avec les personnes que nous recevons à Aides. Elles nous font part de leurs pratiques sexuelles et de leur consommation de produits sans crainte parce que nous les accompagnons dans la réduction des risques. Mais ces notions ne sont pas pour autant une tolérance de la violence !» 

    «En tant que responsables associatifs, c’est notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour que l’environnement permette aux victimes de parler», ajoute Aurélien Beauchamp auprès de Têtu. «On met en place des choses qui mettent du temps avant de produire leurs effets. Mais dès qu’on est saisi d’une situation, on prend les mesures nécessaires.»

    Source : E-llico.com

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