Mercredi, 18 mai 2022
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    Denise Ho et six autres militants ont été interpellés mardi par la police de Hong Kong

    Nouveau coup dur pour les militants prodémocratie à Hong Kong. Le média en ligne Stand News a annoncé mercredi sa fermeture après une série de perquisitions et d’arrestations pour « publication séditieuse ». Le Canada se dit « préoccupé ».

    Parmi les sept personnes interpellées par la police se trouve la chanteuse montréalaise d’origine hongkongaise Denise Ho. Cette suite d’arrestations est jugée « préoccupante » par la ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly. 

    L’arrestation de Denise Ho, alias HoCC, « n’est pas surprenante. Ce n’était qu’une question de temps », estime le professeur Benjamin Fung, porte-parole de l’association Action Free Hong Kong Montréal et expert de la cybersécurité à l’Université McGill. 

    Selon lui, cette superstar de la pop cantonaise était depuis longtemps dans le collimateur des autorités chinoises. «En plus d’être une ambassadrice bien connue du mouvement LGBT, elle était une des rares personnalités de l’industrie du divertissement à user de sa notoriété pour faire avancer la cause du mouvement prodémocratie à Hong Kong. »

    En 2019, elle avait notamment témoigné devant le Congrès américain et l’Organisation des Nations unies sur les brutalités policières à Hong Kong. Elle avait aussi fait partie du conseil d’administration de Stand News, ce qui lui a valu d’être formellement écrouée pour « conspiration ».

    « Je crois qu’elle s’attendait à être arrêtée. Depuis deux ou trois ans, plusieurs personnes l’avaient encouragée à quitter le pays », ajoute Benjamin Fung. 

    M. Fung affirme que les autorités de Hong Kong ont annulé ses concerts en 2021, forçant la chanteuse à se produire sur les réseaux sociaux. Depuis ses premiers discours militants en 2014, elle n’avait plus le droit de se produire en Chine continentale. 

    Denise Ho, qui a grandi à Brossard et étudié au collège Jean-de-Brébeuf, est la première grosse vedette à être détenue à Hong Kong depuis que Pékin a imposé sa loi pour la sécurité nationale il y a 18 mois, en réponse aux manifestations prodémocratie de 2019. 

    La nouvelle de son arrestation s’est propagée comme une traînée de poudre sur l’internet, où les messages de soutien se sont multipliés mercredi. Dans un message destiné à rassurer, la chanteuse a écrit sur sa page Facebook qu’elle allait bien et qu’il ne fallait pas s’inquiéter. 

    Le gouvernement canadien a réagi à la nouvelle de sa détention par la voie d’un tweet publié mercredi en fin d’après-midi par la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, qui s’est dite « profondément préoccupée par l’arrestation à Hong Kong d’actuels et d’anciens membres du C.A. et du personnel de Stand News, y compris la Canadienne et activiste Denise Ho ». Elle a précisé qu’Ottawa suivait la situation « de très près ». 

    L’arrestation de la Montréalaise survient quelques mois à peine après la libération des « deux Michael », qui avaient été détenus en Chine pendant quelque 1000 jours, ce qui avait suscité de vives tensions diplomatiques avec le Canada. 

    Elle aussi membre de l’Action Free Hong Kong Montréal, Grace Li ne s’attend pas à une peine d’emprisonnement « très longue » pour Denise Ho. Contrairement aux éléments plus violents du mouvement prodémocratie, son militantisme « se résume essentiellement à des mots », dit-elle. 

    « Mais même si ce n’était qu’un an, ce serait assez pour inciter les autres à se taire. » 

    « Je crois qu’elle s’attendait à être arrêtée. Depuis deux ou trois ans, plusieurs personnes l’avaient encouragée à quitter le pays », ajoute Benjamin Fung. 

    M. Fung affirme que les autorités de Hong Kong ont annulé ses concerts en 2021, forçant la chanteuse à se produire sur les réseaux sociaux. Depuis ses premiers discours militants en 2014, elle n’avait plus le droit de se produire en Chine continentale. 

    Denise Ho, qui a grandi à Brossard et étudié au collège Jean-de-Brébeuf, est la première grosse vedette à être détenue à Hong Kong depuis que Pékin a imposé sa loi pour la sécurité nationale il y a 18 mois, en réponse aux manifestations prodémocratie de 2019. 

    La nouvelle de son arrestation s’est propagée comme une traînée de poudre sur l’internet, où les messages de soutien se sont multipliés mercredi. Dans un message destiné à rassurer, la chanteuse a écrit sur sa page Facebook qu’elle allait bien et qu’il ne fallait pas s’inquiéter. 

    Le gouvernement canadien, de son côté, a réagi tardivement à la nouvelle de sa détention. Dans un tweet publié mercredi en fin d’après-midi, la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, s’est dite « profondément préoccupée par l’arrestation à Hong Kong d’actuels et d’anciens membres du C.A. et du personnel de Stand News, y compris la Canadienne et activiste Denise Ho », précisant qu’Ottawa suivait la situation « de très près ». 

    L’arrestation de la Montréalaise survient quelques mois à peine après la libération des « deux Michael », qui avaient été détenus en Chine pendant quelque 1000 jours, ce qui avait suscité de vives tensions diplomatiques avec le Canada. 

    Elle aussi membre de l’Action Free Hong Kong Montréal, Grace Li ne s’attend pas à une peine d’emprisonnement « très longue » pour Denise Ho. Contrairement aux éléments plus violents du mouvement prodémocratie, son militantisme « se résumait essentiellement à des mots », dit-elle. 

    « Mais même si ce n’était qu’un an, ce serait assez pour inciter les autres à se taire. » 

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