Le Conseil québécois LGBT met en ligne un guide de rédaction épicène destiné à soutenir les organismes, équipes et institutions qui souhaitent écrire de manière plus inclusive — sans alourdir les phrases ni perdre en clarté.
L’objectif est simple : éviter de marquer le genre lorsque ce n’est pas nécessaire, notamment lorsqu’on s’adresse à des groupes mixtes, à un public large ou à des personnes dont on ne connaît pas l’identité de genre.
Une écriture inclusive, mais surtout lisible
Le document rappelle que l’épicénisation n’est pas qu’une affaire de symboles : c’est d’abord une question de choix rédactionnels adaptés au contexte, au lectorat et au médium (communiqué, formulaire, infolettre, affiche, web, réseaux sociaux).
En filigrane, on retrouve une idée largement partagée : le plus efficace, bien souvent, consiste à reformuler plutôt qu’à multiplier les formes. L’Office québécois de la langue française (OQLF) le rappelle aussi dans ses propres recommandations sur la rédaction épicène.
Des stratégies concrètes (et applicables tout de suite)
Sans transformer chaque phrase en casse-tête, le guide encourage des solutions de base :
• Privilégier des tournures neutres : « la personne », « l’équipe », « le personnel », « la clientèle ».
• Remplacer certains masculins génériques par des formulations collectives : « les personnes participantes », « le public », « les membres ».
• Varier les structures : passer au pluriel, utiliser l’infinitif, ou reformuler une phrase à la voix active.
• Garder la cohérence : choisir une approche et s’y tenir dans un même document.
En contexte communautaire, culturel et médiatique — celui de Fugues — ce type d’outil arrive au bon moment : il permet d’aligner les pratiques d’écriture avec les valeurs d’inclusion, sans sacrifier la fluidité.

