Vendredi, 24 avril 2026
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    Gabrielle Rondy

    Directrice générale de la SDC du Village

    Gabrielle Rondy s’engage au quotidien, par son travail, pour la vitalité commerciale, culturelle et humaine du Village de Montréal, un quartier emblématique pour les communautés 2SLGBTQIA+. Son engagement passe par l’action concrète, la mise en valeur du territoire, la défense de ses commerçant·e·s et la conviction profonde que le Village doit demeurer un lieu vivant, accueillant et fier.

    Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’engager dans la communauté LGBTQ+?
    Gabrielle Rondy : Ce qui m’a donné envie de m’engager dans la communauté 2SLGBTQIA+, c’est d’abord le fait d’avoir compris que le Village n’est pas un quartier comme les autres.
    C’est un lieu de mémoire, de liberté, de résistance, de fête aussi, mais surtout un endroit où des générations de personnes ont cherché, et trouvé, une forme de refuge, d’affirmation et
    d’appartenance. Quand on travaille dans un endroit comme celui-là, on sent rapidement qu’on a une responsabilité.

    Te considères-tu comme militant.e, ou simplement comme quelqu’un qui agit pour la communauté?
    Gabrielle Rondy : Je ne sais pas si je me définirais spontanément comme une militante. Je me vois surtout comme une femme d’action, profondément engagée. Pour moi, l’engagement ne passe pas uniquement par les grands slogans. Il passe aussi par le fait de protéger un quartier, de le rendre plus vivant, plus accueillant, plus fort. Et cet engagement-là passe d’abord par les membres de la SDC : des commerçant·e·s, restaurateur·trice·s, entrepreneur·e·s et artisan·e·s courageux·ses, résilient·e·s, passionné·e·s, qui choisissent chaque jour de faire vivre le Village.

    Selon toi, pourquoi l’engagement communautaire reste-t-il important aujourd’hui?
    Gabrielle Rondy : Ce sont les membres de la SDC, bien souvent, qui me rappellent pourquoi il faut continuer. Malgré les défis, malgré la pression, malgré les périodes plus dures, iels sont là et ouvrent leurs portes, accueillent, créent, emploient, embellissent, tiennent le fort.
    Les entrepreneur·e·s contribuent à faire du Village un milieu de vie, un pôle économique, mais aussi un espace profondément humain.

    Selon toi, est-ce que le militantisme queer d’aujourd’hui est différent de celui d’il y a 10 ou 20 ans?
    Gabrielle Rondy : Parce que oui, l’engagement communautaire demeure essentiel. On a parfois l’impression que certaines luttes sont derrière nous, mais la réalité nous rappelle souvent le contraire. Les personnes 2SLGBTQIA+ continuent de faire face à de la violence, à des préjugés et à de l’invisibilisation. Et même quand les droits avancent, il faut continuer à créer des milieux où les gens se sentent réellement en sécurité, vus et respectés.

    Le militantisme queer a changé. Il est plus large, plus nuancé, plus intersectionnel qu’avant.
    Il porte davantage de voix et de réalités. Mais il garde la même colonne vertébrale : le refus de l’effacement et la volonté de vivre pleinement.

    À quoi ressemble ton engagement au quotidien, concrètement? Et qu’est-ce que la communauté t’a apporté personnellement?
    Gabrielle Rondy : Au quotidien, mon engagement se traduit par des projets, des partenariats, des prises de parole, des représentations et des batailles parfois invisibles. Et ce que la communauté m’a apporté, personnellement, c’est immense : de la force, du courage, de la lucidité et de la tendresse. Elle me rappelle chaque jour qu’on peut transformer un quartier, mais aussi le regard qu’on porte sur lui.

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