Mardi, 28 juin 2022
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    Les fils d’Abel

    Michel-Émile Gendron nous présente une fresque historique où passion et société secrète s’entrelacent au cœur de confréries obscures. L’action débute dans l’Europe de Charlemagne, à la fin du 8e siècle, et met en scène deux hommes qui se découvrent un amour irrépressible : Médard et Francis. 

    L’un est chevalier et le second, son fidèle écuyer. Suite à un scandale, ils doivent quitter l’Italie au pas de course et se réfugient en Espagne où, en compagnie de Frère Manolo, ils établiront un commerce de cuir qui fera fureur. Diverses pérégrinations les mèneront éventuellement à Bagdad où ils découvriront la confrérie des Fils d’Abel , surnommés Disciples de Phallus.

    Pour une seconde fois, l’auteur effectue un tour de force en réalisant un roman de près de 400 pages sans jamais utiliser le verbe «être» ou «avoir» : un travail des plus ardus, il faut en convenir.

    Un léger détail m’a interloqué en cours de lecture. En effet, le récit se veut la traduction d’un ancien manuscrit découvert dans la bibliothèque du Vatican et il est quelque peu anachronique d’y retrouver, entre autres, le terme «homosexuel» qui n’est apparu qu’en 1869.

    Le roman offre cependant la possibilité de partir à la découverte de lieux et d’une époque révolus où se multiplient les événements cocasses, tragiques ou mystérieux : une relecture de l’histoire avec, comme trame de fonds, l’existence de communautés secrètes d’hommes attirés par la saveur de leurs condisciples.

    Les fils d’Abel / Michel-Émile Gendron. [Québec] : Éditions Lizon Ozé, 2012. 374 p.

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