Mercredi, 8 Décembre 2021
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    Le candidat anti-Orban veut annuler la loi anti-LGBT en Hongrie s’il est élu

    Le candidat de l’opposition au Premier ministre hongrois Viktor Orban, Peter Marki-Zay, a promis jeudi à Bruxelles de «libérer» son pays de la corruption et de «rétablir» la démocratie avec une nouvelle Constitution, en cas de victoire aux élections d’avril 2022.

    «Si nous arrivons à chasser Orban, nous devrons tout remettre à plat», a expliqué Peter Marki-Zay, un conservateur de 49 ans au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. «Il n’y a pas de démocratie, pas de liberté de la presse, pas d’État de droit en Hongrie», a-t-il dit, s’engageant à les «rétablir». «Nous parlons d’un changement de régime, pas seulement d’un changement de gouvernement», a-t-il poursuivi.

    Peter Marki-Zay a qualifié Viktor Orban de «dictateur corrompu et traître aux valeurs européennes, traître au christianisme», fustigeant notamment «campagnes de haine contre les LGBT, les Roms et les Juifs et d’autres minorités». «Nous préparons une nouvelle Constitution et, après notre victoire électorale je l’espère, nous organiserons un référendum sur ce sujet pour bâtir une nouvelle Hongrie démocratique», a promis ce catholique pratiquant et père de sept enfants, vainqueur des primaires de l’opposition – une première dans ce pays – qui ont coalisé six partis d’obédiences diverses.

    «Il y a des parties de la Constitution avec lesquelles nous n’avons pas de problèmes. Mais tout ce que le (parti) Fidesz a fait ces dix dernières années pour consolider son pouvoir et rendre Orban imbattable est invalide», a-t-il poursuivi

    Peter Marki-Zay s’est aussi prononcé pour l’annulation de la loi anti-LGBTI+ votée l’été dernier, qui avait suscité l’indignation à Bruxelles, et s’est engagé à donner aux couples de même sexe les mêmes droits que les couples hétérosexuels, en particulier le mariage. Il a en revanche estimé que le Premier ministre hongrois avait eu raison d’ériger une clôture pour empêcher les arrivées de migrants en 2015, y voyant un «moyen légitime pour lutter contre l’immigration illégale».

    Les experts prédisent une bataille serrée contre Viktor Orban et Peter Marki-Zay a reconnu qu’il serait « extrêmement difficile » de l’emporter face au leader souverainiste, au pouvoir de 1998 à 2002 et sans discontinuer depuis 2010. Les élections ne seront «ni démocratiques, ni libres, ni équitables», a-t-il prévenu. «Mais notre chance (de battre Viktor Orban) n’a jamais été aussi grande en une décennie», a poursuivi ce maire d’une ville de 44 000 habitants, qui a rencontré à Bruxelles plusieurs commissaires européens, dont la vice-présidente chargée des Valeurs et de la transparence, Vera Jourova.

    Interrogé sur les risques de voir en Hongrie des troubles similaires à l’invasion du Capitole aux États-Unis éclater en cas de victoire de l’opposition, Peter Marki-Zay «n’imagine pas des masses descendre dans la rue pour défendre les droits de criminels».

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