Samedi, 27 novembre 2021
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    Non-binarité : Ni homme, ni femme… Ni neutre

    Être ni homme, ni femme ne veut pas forcément dire être neutre. Cette réflexion amenée par une nouvelle génération remet en question les concepts de nos sociétés qui se sont construites et identifiées autour des genres féminin et masculin. Notre entrevue le mois dernier avec Lucas Larochelle, créateur du site «Queering the Map», soulevait nombre de questions dont nous poursuivons le cheminement ici…

    «Utiliser les mots queer ou non genré amène le débat et crée la discussion, avance Lucas LaRochelle, cela permet d’être confortable avec un langage plus approprié qui engage les interlocuteurs à faire attention au vocabulaire employé. À contrario, fait-iel observer, l’anglais et l’allemand entre autres proposent des genres neutres, parfois des déclinaisons, et une simplification plus générique de certains pronoms que revendiquent les personnes non binaires.»

    Les pronoms il ou elle ne sont-ils pas de simples codes de communication? «Parce qu’on attache trop d’importance à ces mots, on pense seulement à ce genre-ci ou ce genre-là», développe Lucas. «Or il est important de changer ce code de communication pour un nouveau mot pour que chacun se sente concerné voire interpellé», affirme-t-iel. «Même si c’est plus facile pour les gens d’utiliser il ou elle, les non binaires, les non genré.es ne se sentent pas vu.es ni reconnu.es. Nous semblons invisibles et nous devons sans cesse justifier et expliquer notre différence et le processus langagier qu’elle implique.» Des propos repris par Marie-Philippe Drouin, agent.e de projet à L’Astérisk, et Antoine Courchesne-Masson, étudiant.e en sociologie à l’UQÀM, qui répondaient aux questions de Guylaine Tremblay dans l’émission Banc Public (la naissance du genre neutre) diffusée à Télé-Québec le 9 août dernier.

    Marie-Philippe Drouin, agent.e de projet à L’Astérisk

    Marie-Philippe et Antoine participaient également au panel «Les réalités et les défis de jeunes non binaires et non conformes dans le genre» organisé dans le cadre de Fierté Montréal par la Coalition Montréalaise des groupes jeunesse LGBT au Centre Saint-Pierre le 15 août dernier. Un tout premier panel sur la non binarité, organisé par des personnes non binaires, qui a attiré plus d’une centaine de personnes… de tous âges!

    Il en ressort que la remise en question du genre grammatical et les propositions linguistiques adaptées induisent, selon certains panélistes, qu’être queer, non binaire, s’avère avant tout un positionnement, un acte politique.

    INFOS | Sites Internet :
    www.queeringthemap.com
    bancpublic.telequebec.tv
    www.facebook.com/LAsterisk

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