Vendredi, 21 juin 2024
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    Bora Boréal : un week-end à flotter sur un nuage de bonheur

    Après avoir roulé entre Montréal et Sherbrooke pendant un peu moins de deux heures et poursuivi notre route au-delà de la municipalité de East Angus, nous avons franchi un chemin bordé d’eau, avant de nous exclamer : « Voyons donc que c’est beau d’même! ». Devant nous, se profile une série de chalets flottants sur le bord de l’eau, une vieille grange, des bains thermaux, un vaste champs et un ciel qui semble vivre les préliminaires d’une soirée de pornographie céleste. Nous voici pour 48 heures au paradis de Bora Boréal, à Bury, minuscule municipalité des Cantons-de-l’est.

    J’écris ce texte à l’intérieur du chalet avec vue sur le lac et la forêt, avec le piano de Jean-Michel Blais en arrière-plan. J’admire les lieux avec délectation : la finition haut de gamme de l’habitation, le savant choix de couleurs apaisantes, l’immense balcon avec les chaises Adirondack qui me font de l’œil, l’espalier le plus vertical de l’histoire que j’emprunte comme un enfant à qui on répète mille fois de ne pas courir dans les escaliers, la mezzanine-chambre des maîtres avec un plafond bas, troué en plein milieu, afin qu’une fenêtre nous donne accès au ciel et aux étoiles à la nuit tombée, sans oublier le salon ultra cozy avec de larges poufs qui servent tantôt de coin lecture, tantôt de lits. Impossible de se tromper, on vient de trouver le refuge parfait pour le week-end, comme un écrin qu’on n’aura plus envie de quitter.

    Si Bora Boréal a ouvert des chalets flottants dans les régions de Québec et des Cantons-de-l’Est depuis 2020, l’entreprise vient d’ajouter à sa flotte des modèles plus grands surnommés villas qui peuvent accueillir jusqu’à six personnes, alors que les minis espaces peuvent convenir à deux ou quatre personnes. Nous avons séjourné en duo dans un chalet au-dessus de l’eau, dans un milieu agricole au cœur de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic.

    Ode à la nature, le projet a été pensé afin de respecter l’environnement autant que possible. Chaque unité est alimentée à l’énergie solaire (on peut recharger nos cellulaires et nos tablettes sur des prises USB lentes, mais fonctionnelles), en plus d’être dotée d’une toilette écologique. Si cette dernière est une magnifique version d’une toilette bleue, il est néanmoins très simple de maintenir un parfum agréable dans les lieux en fermant la porte et en gérant nos activités plus odorantes dans le pavillon principal où se trouvent des toilettes fermées, des douches jolies et spacieuses (dignes d’un hôtel
    moderne), un vaste espace de détente avec des fauteuils et des chaises suspendues, ainsi qu’un endroit pour se changer avant d’aller dans les bains thermaux. L’absence de jets et de remous dans les trois bassins d’eau risque de décevoir certaines personnes, alors que d’autres seront ravies de plonger leur corps dans la chaleur, avec vue sur la nature, après une journée d’activités.

    Ne nous mettons pas la tête dans le sable : le secteur touristique du Haut St-François ne regorge pas d’activités, de pistes cyclables et de randonnées aussi mémorables qu’ailleurs dans la région, mais il y a des options. À 35 km des chalets, on retrouve le Parc Écoforestier de Johnville, qui offre 5,8 km de sentiers pédestres et 8,5 km de sentiers de raquettes et de ski. Comme nous étions sur place durant la première fin de semaine de mai et que les sentiers étaient fermés, boueux par endroits ou faciles, et que les paysages semblaient manquer de magie, nous avons passé notre tour, mais l’idée est à considérer.

    Les amateurs de microbrasserie voudront certainement goûter à la bière des 11 comtés, avant d’aller savourer la cuisine gastronomique du restaurant les Mal-Aimés à Cookshire-Eaton. Si vous préférez nourrir vos yeux, sachez que l’Astrolab du Parc national du Mont-Mégantic se trouve lui aussi dans le secteur.
     
    Pour notre part, l’humeur était à la vagabonderie. Après avoir ouvert les yeux, pris un petit déjeuner et lu le journal en perdant trop souvent nos regards dans la nature, nous avons sillonné les routes de Bury, Cookshire, East-Angus et Dudswell, en admirant fermettes, petits villages, maisons d’époque et antiquaires. Au retour, impossible de résister à une sieste : on profite du calme des lieux en après-midi, entre deux nuits pimentées par la musique des grenouilles.

    Au réveil, on replonge avec joie dans les bains thermaux, on fait à manger dans la cuisine équipée d’absolument tout, on visualise le salon habité par un groupe d’amis qui jouent à Loup-garou en se demandant qui a le plus de potentiel pour participer à la prochaine saison de l’émission Les traîtres, on assume nos goûts de trash tv en regardant des pros de l’immobilier se crêper le chignon et on se surprend, peu avant vingt-deux heures, à vouloir gagner nos lits. C’est connu : trop de beauté et de calme, ça épuise. Tout est beau. Tout est bien pensé. Tout est agréable. Mais cette splendeur n’est pas pour toutes les bourses. Misant sur une grille tarifaire non-fixe, Bora Boréal offre des nuitées de 249 $ à 599 $ pour un Minibora, et de 329 $ à 699 $ pour une Boravilla, en fonction de la période de réservation et de la durée du séjour. Selon vos finances, il s’agit d’un week-end de luxe ou d’un séjour entre ami.es pour répartir les coûts, en accumulant de doux souvenirs.

    INFOS | BORA BORÉAL, chalets flottants https://boraboreal.com

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