À l’occasion du dépôt du budget 2026, la nouvelle administration montréalaise martèle l’idée de « choix clairs » et « d’investissements ciblés » : itinérance, entretien des rues, logement, contrôle de la hausse des taxes. Dans sa communication publique, la mairesse Soraya Martinez Ferrada met notamment de l’avant le triplement du budget en itinérance et des investissements majeurs en logement.
Rencontre avec les partenaires : un ton de collaboration
En amont de la conférence de presse, une rencontre avec les partenaires a permis de présenter les grandes lignes du budget. Dans son compte rendu publié sur LinkedIn, le directeur gérnéral de Interligne, Pascal Vaillancourt souligne un élément rarement banal : la volonté affichée de la Ville de travailler «en collaboration» et de garder les acteurs communautaires « dans la boucle » pour la suite.
1 M$ pour les organismes LGBTQ+ de première ligne : une promesse qui se matérialise
Bonne nouvelle pour les ressources d’aide LGBTQ+ : la Ville prévoit une enveloppe annoncée de 1 M$ pour les organismes de première ligne venant en aide aux personnes LGBTQ+ en détresse — une mesure évoquée pendant la campagne et reprise dans l’écosystème médiatique local. Reste à voir quelles seront les modalités et critères ainsi que la répartition de ce soutien finnancier.
Pour les organismes, l’enjeu ne sera pas seulement l’annonce, mais sa traduction : financement récurrent ou ponctuel, arrimage avec les services existants, et capacité réelle d’absorber la demande — particulièrement dans un contexte où la détresse psychosociale et l’isolement touchent fortement certaines communautés LGBTQ+.
Itinérance : “sommes historiques” et interventions sur le terrain
La lutte à l’itinérance est présentée comme un pilier du budget 2026, avec l’idée d’un changement d’échelle et d’une présence accrue sur le terrain. La Ville encadre aussi le dossier par une logique de coordination et de collaboration intersectorielle (organismes, arrondissements, Québec).
Culture : le Conseil des arts de Montréal attend un rehaussement
Le budget municipal est aussi scruté du côté culturel. À ce chapitre, on suit de près l’évolution du financement du Conseil des arts de Montréal (CAM), dont les contributions publiques sont documentées et suivies dans le temps.
Au-delà des chiffres, ce budget vaut pour ce qu’il dit du “vivre-ensemble”, du filet social et de la place accordée aux partenaires communautaires — dont les organismes LGBTQ+.

