Le créateur de Queer as Folk (1999), Russell T Davies, a pris la parole pour défendre Heated Rivalry après une critique négative et hautaine parue dans quotidien The Guardian qu’il a jugée particulièrement «snob», et qui opposait la nouvelle série de hockey gaie à son œuvre phare.
Pour remettre en contexte : la série Heated Rivalry — une production Crave créée par Jacob Tierney et adaptée des romans de Rachel Reid — est arrivée au Royaume-Uni le samedi 10 janvier sur Sky/NOW. Ce même jour, une critique publiée dans The Guardian qualifiait Heated Rivalry de «fastidieuse», soulignant la quantité de «blagues adolescentes» que le public devrait à peine tolérer, et reprochant à la série de ne pas offrir assez de développement des personnages ou d’investissement émotionnel. La conclusion du texte établissait ensuite une comparaison directe avec Queer as Folk, présenté comme un «chef-d’œuvre», en ajoutant que «les acteurs comme les spectateurs méritent mieux que Heated Rivalry».
Le créateur de Queer As Folk, Russell T. Davies, n’est pas du tout du même avis. Dans une publication Instagram et Facebook mise en ligne deux jours plus tard, le scénariste à succès et producteur britannique a salué la qualité de la série Heated Rivalry avec enthousiasme : «J’ai ADORÉ. Absolument excellent! » a-t-il écrit, avant d’insister sur le fait que, au-delà de la sexualité affichée, Heated Rivalry est d’abord « une histoire d’amour… une grande histoire d’amour classique».
Davies a aussi vanté la qualité de la production — le jeu des acteurs, la réalisation, l’éclairage, le choix musical et la direction artistique — en glissant au passage une pointe d’humour sur « le vrai scandale » de la série : le « property porn », ces appartements luxueux filmés comme des objets de désir.
Dans le même esprit, il souligne une foule de détails qu’il juge savoureux et justes : une mise en scène du « gay gaze » rarement réussie à ce point, selon lui; des gestes du quotidien filmés avec beaucoup de naturel, et des choix narratifs qu’il considère d’audacieux et judicieux à l’histoire — notamment certains épisodes qu’il décrit comme des prises de risque assumées, joyeuses et étonnamment patientes.
Au final, Davies dit avoir apprécié l’approche parfois moins portée sur les confrontations « classiques », remplacées dans la série par des échanges plus adultes, plus posés — ce qui, à ses yeux, donne une série « tout simplement magnifique ».
Il conclut en élargissant le propos : alors que des organismes comme GLAAD signalent un recul de la représentation LGBTQ+ dans un contexte politique hostile, il salue le fait que le Canada « avance » avec des propositions plus audacieuses (bold).
Dans les commentaires sur la publication de Davies, le journaliste et présentateur Paul Brand évoque lui aussi l’attitude « snob » de la critique du Guardian qui, selon lui, « a complètement raté le point ». Davies a répondu en commentaire : « Oh, c’est fait pour tomber sur les nerds des critiques snobs. ET pour le plaisir du public! »
L’acteur François Arnaud, qui incarne Scott Hunter dans la série, a réagi à la publication de Davies avec trois émojis cœur, tandis que le créateur et réalisateur de la série, Jacob Tierney, a remercié Davies avec déférence : « My king… merci tellement. » Davies a renchéri à son tour : « VOUS êtes le king! Je vous vénère! »
L’émission est actuellement le sujet de l’heure en Grande-Bretagne, autant dans les médias généralistes traditionnels que sur les réseaux sociaux. Le succès du phénomème Heated Rivalry se poursuit donc ailleurs dans le monde.

