Vendredi, 1 juillet 2022
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    Un début de carrière à donner le vertige!

    Originaire de Magog, Louis-David Simoneau s’émerveille devant un trapèze lors de vacances à Punta Cana. Il n’a que 14 ans. Tout de suite, cela le fascine. «À l’époque, j’étais attiré par le théâtre, les arts, la gymnastique. Lorsque j’ai vu le trapèze, je l’ai essayé, car je trouvais ça intéressant. Je ne connaissais pas l’univers du cirque, mais, de retour au Québec, j’ai fait les auditions pour intégrer le programme Cirque-études de l’École nationale de cirque. Finalement, c’est en cinquième secondaire que j’ai été accepté. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le cirque », dit M. Simoneau. 

    Avec sa partenaire au trapèze, Rosalie Ducharme, Louis-David Simoneau incarne un ado tombant en amour, mais à des dizaines de pieds au-dessus des spectateurs! Le jeune homme est trapéziste pour Totem, créé par Robert Lepage et par le Cirque du Soleil. Ce jeune homme sensible et passionné par les arts effectue présentement la tournée mondiale du spectacle à grand déploiement. Le quotidien de ce jeune homme d’à peine 22 ans est donc fait d’une riche vie de «famille» avec les autres artistes.

    Pour lui, que représente Totem ? «Totem est basé sur l’évolution de l’homme aux points de vue physiologiques et scientifiques, mais aussi sociaux et relationnels. Tout cela est présenté de manière imagée, figurée et spectaculaire. Cependant, ce n’est pas fait de manière ordonnée. C’est plus chaotique, mais le spectateur comprend. C’est un très beau spectacle pour laisser aller son imagination», de dire le jeune homme à la voix douce. 

    C’est à l’École nationale de cirque que Rosalie Ducharme et lui conçoivent ce numéro centré sur les amours adolescents. La scène est filmée et proposée à plusieurs organisations et le Cirque du Soleil répond favorablement à leur appel.

    «Robert Lepage et l’équipe du Cirque du Soleil ont choisi notre numéro parce qu’ils voulaient une prestation de duo qui représente la jeunesse et où on y expose des ados maladroits et incertains dans leur manière d’approcher l’autre, mais qui demeurent intéressants, continue M. Simoneau. On a conservé le numéro original, mais on a suivi les conseils de Robert Lepage et de l’équipe. On a choisi une nouvelle musique qui s’intègre bien à la gestuelle, aux comportements et aux attitudes du duo. M. Lepage nous a conseillé d’avoir des costumes plus colorés. On nous a aussi demandé de nous teindre en blond parce que cela adoucit les traits. On a pris cela pour un compliment, étant donné qu’on en était rendu à parler de détails et non de l’ensemble du numéro, qui semblait les satisfaire. » 

    On a souvent l’impression que le domaine du cirque est ouvert aux gais et lesbiennes, mais est-ce réellement le cas? «Le cirque est, en général, ouvert aux LGBT parce que les gens de cirque sont habitués à la différence, à la diversité des cultures, des religions, des croyances, etc. Totem, par exemple, comprend des artistes provenant de 19 pays. On ne s’arrête pas aux différences», confie l’artiste. 

    Après Totem, le duo compte bien aller voir ce qui se passe en Europe, où il y a une grande tradition du cirque. «On se laisse la porte ouverte parce qu’on aimerait, éventuellement, changer de numéro, voir ce qui se fait ailleurs et apprendre des autres», termine ce jeune homme talentueux qui, après deux semaines de repos bien mérité, se dirigera vers San Francisco pour Totem

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