Mercredi, 23 juin 2021
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    Un party dans la station gaie espagnole de Sitges pour une étude clinique

    Musique à fond, cocktails et danse sans distance mais avec un masque… Durant quelques heures, 400 personnes ont oublié la pandémie dans la ville espagnole de Sitges –  pour une nuit de fête visant à prouver que les discothèques peuvent rouvrir sans danger.

    Sur 400 mètres d’une artère de cette station balnéaire proche de Barcelone, les heureux participants à cette étude clinique ont pu jeudi soir aller et venir, passer d’un bar ou d’une discothèque à une autre, et alterner entre terrasse et salles intérieures. Tous portaient un masque chirurgical (ou FFP2), sauf pour boire ou fumer et ont dû se soumettre à un test antigénique quelques heures avant et obtenir un résultat négatif.

    Cela a beau n’être que «quelques heures, il faut en profiter», affirme Edgar, 37 ans, dans cette artère de Sitges connue pour sa vie nocturne débridée et appelée «la rue du péché» depuis l’époque de la dictature franquiste (1939-1975), quand des fêtes y avaient lieu avec une forme de tolérance pour la communauté homosexuelle, alors persécutée par le régime.

    Les organisateurs ont demandé aux participants de respecter les gestes barrière dans les cinq jours suivant l’étude pour ne pas risquer de contaminer quelqu’un. Ils se soumettront ensuite à un nouveau test antigénique pour déterminer si cette soirée a entraîné des contaminations.

    Pour les bars de nuit et les discothèques, fermés depuis juillet 2020 en Catalogne, un mois à peine après avoir rouvert à la fin du strict confinement du printemps, cette initiative a également représenté une bouffée d’oxygène. «Cet essai clinique doit ouvrir la voie au retour de la vie nocturne, le seul secteur encore complètement fermé», a expliqué Marc Armengol, responsable au sein des autorités sanitaires régionales.

    Lancée par la mairie et les autorités sanitaires catalanes, cet essai s’inscrit dans la même veine que deux autres études menées sur des concerts à Barcelone. En décembre, une équipe de chercheurs avait organisé un projet pilote avec 500 spectateurs préalablement testés, qui avaient pu danser, sans distanciation sociale mais masqués. Quelques jours plus tard, aucun n’avait contracté le virus. Et fin mars, un concert-test de 5 000 personnes masquées avait eu lieu et selon ses organisateurs, on avait rapporté aucune contagion après.

    Rédaction avec AFP

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