Mardi, 28 septembre 2021
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    Les Communes approuvent l’interdiction des thérapies de conversion, mais le temps manque au Sénat

    À la veille du départ des députés fédéraux pour l’été, le projet de loi sur l’interdiction des thérapies de conversion a été adopté par la Chambre des communes. Dans les banquettes conservatrices, des dizaines s’y sont toutefois opposés.

    La mesure législative C-6 a été approuvée par une écrasante majorité, avec 263 voix contre 63 voix, mardi. 

    Les votes en défaveur du projet de loi sont tous venus des banquettes conservatrices, si l’on fait exception de celui de l’indépendant Derek Sloan, qui était chez les conservateurs avant d’être éjecté du caucus. 

    Le chef de la formation, Erin O’Toole, l’a appuyé, mais cheffe adjointe, Candice Bergen, a voté contre. Et comme ce fut le cas récemment lors d’un vote sur un projet de loi antiavortement, les députés québécois conservateurs ont fait bande à part. 

    Avec C-6, les libéraux ont fait ressortir combien le Parti conservateur restait une formation rétrograde prise en otage par une frange de la droite religieuse. 

    Après que plus de 50 % de la députation conservatrice eut dit non à la mesure législative, le porte-parole du parti en matière de justice, Rob Moore, a transmis un communiqué de presse pour revenir sur le vote. 

    « Les conservateurs s’opposent clairement à la thérapie de conversion et aux tentatives pour obliger une personne à changer son orientation sexuelle », a-t-il déclaré tentant de sauver les meubles et ne convainquant personne, à vrai dire. 

    Certains députés qui ont pris la parole, dont le volubile Garnett Genuis, ont critiqué C-6 en arguant que la définition de la thérapie de conversion y est inadéquate. 

    D’autres ont cependant tenu des propos qui ont fait bondir dans les banquettes bloquistes, néo-démocrates et libérales lors des débats aux Communes. 

    L’une d’elles, Tamara Jansen a par exemple cité l’exemple de « Charlotte », une jeune femme qui lui avait dit avoir vu un conseiller « à un moment de sa vie où elle ne voulait plus poursuivre ses activités lesbiennes ». 

    Maintenant qu’il a été approuvé en troisième lecture par la Chambre des communes, le projet de loi prend la direction du Sénat. Avec une possible élection fédérale qui pointe à l’horizon, les risques que ce projet de loi meure au feuilleton sont réels, comme la chambre haute ajourne ses travaux pour l’été vendredi, selon le calendrier établi (lequel pourrait cependant être modifié». 

    On verra donc vendredi, mais vu le goulot d’étranglement législatif au Sénat, ce qui arrivera.

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