Au Québec, chaque patient a le droit de choisir librement la pharmacie avec laquelle il veut prendre ses médicaments. Si plusieurs continuent de s’appuyer sur leur pharmacie de quartier pour l’ensemble de leur médication, d’autres font le choix de recourir à une pharmacie d’expertise, en complémentarité avec leur pharmacien habituel pour certaines de leurs prescriptions. C’est précisément dans cette logique collaborative que s’inscrit Larivière et Massicotte Pharmaciennes inc.
Recevoir un diagnostic de cancer ou de maladie rare bouleverse profondément le quotidien. Du jour au lendemain, il faut assimiler une quantité importante d’informations, comprendre des traitements souvent complexes, composer avec des effets secondaires possibles et naviguer dans un système de santé déjà exigeant. Pour les patients comme pour leurs proches aidants, cette période est fréquemment marquée par l’incertitude, l’inquiétude — et un sentiment d’isolement bien réel.
Dans ce contexte, la pharmacie est bien plus qu’un simple endroit pour obtenir ses médicaments. « Quand un diagnostic de cancer s’invite dans une vie, le pharmacien peut devenir une personne très importante pour le patient afin d’obtenir des informations importantes pour sa santé. La pharmacie peut se transformer en repère et en espace où l’on a enfin le droit et le temps de poser toutes ses questions », résume Christine Larivière, pharmacienne et copropriétaire de Larivière et Massicotte Pharmaciennes.
L’expérience et la collaboration partout au Québec
Larivière et Massicotte est une pharmacie d’expertise qui offre des services pharmaceutiques et d’accompagnement destinés aux personnes atteintes d’un cancer ou d’une maladie rare et/ou complexe. Depuis de nombreuses années, elle soutient des patients partout au Québec en travaillant étroitement avec les pharmaciens de quartier, les équipes de soins impliqués dans leur trajectoire de soins. Beaucoup de pharmaciens de quartier réfèrent d’ailleurs certains de leurs patients à Larivière et Massicotte Pharmaciennes lorsqu’ils le jugent nécessaire depuis plusieurs années.
La spécialité en pharmacie n’est pas reconnue au Québec : aucun pharmacien ne peut se qualifier de spécialiste dans un champ thérapeutique précis. Cela n’empêche toutefois pas certaines pharmacies de concentrer leur pratique sur des médicaments utilisés pour traiter des conditions spécifiques, maladies rares, chroniques, graves ou complexes — comme le cancer, la sclérose en plaques, la migraine, l’arthrite rhumatoïde ou certaines maladies génétiques.

Un premier rendez-vous pour respirer… et reprendre le contrôle
Chez Larivière et Massicotte Pharmaciennes, l’accompagnement débute dès la première prise de contact. Lorsqu’un patient reçoit un nouveau diagnostic, un pharmacien prend le temps de valider son histoire médicale et médicamenteuse, de recueillir les données cliniques pertinentes et d’expliquer les grandes lignes du traitement à venir. La discussion initiale lors d’un début de traitement, peut-être d’une durée de 45 minutes à une heure, est volontairement approfondie et faite par téléphone, vidéoconférence ou en bureau de consultation sur place. Les patients peuvent ainsi éviter ainsi les déplacements et salle d’attente.
« On commence par demander aux gens ce qui les préoccupe le plus », raconte la pharmacienne. « Ce qu’on veut, c’est casser l’anxiété — ou du moins établir une relation de confiance pour que les gens puissent se confier et ainsi obtenir les informations nécessaires. »
Les questions affluent rapidement : espoir de guérison, effets secondaires, fatigue, perte d’autonomie, craintes liées à des médicaments perçus comme expérimentaux. « L’idée que le patient se sent seul à avoir ou tester le médicament qui est rare. On leur dit clairement : des patients comme vous, on en a plusieurs, indique-t-elle. « Cela peut être rassurant pour les patients. »
L’équipe de Larivière et Massicotte Pharmaciennes compte une quarantaine de personnes, dont une quinzaine de pharmacien-nes. Ces derniers sont dédiés à un nombre restreint de patients chaque jour, ce qui leur permet d’offrir un suivi clinique personnalisé, d’expliquer le calendrier thérapeutique, les modalités de prise des médicaments et les effets secondaires possibles, tout en adaptant l’information à la capacité réelle du patient à l’absorber.
Deuxième, troisième ligne de traitement : là où tout se joue
Dans leur pratique, l’oncologie occupe une place centrale : environ 70 % des patients suivis, contre 30 % pour d’autres maladies rares ou complexes. Bien souvent, il ne s’agit pas d’un premier traitement, mais d’une deuxième ou troisième ligne thérapeutique, qui exige un suivi assidu et rigoureux. Les pharmaciens de Larivière et Massicotte Pharmaciennes assurent alors un suivi proactif de l’efficacité des traitements, interprètent les résultats de laboratoire — prises de sang, analyses d’urine — et mettent à jour le dossier pharmacologique en collaboration avec le pharmacien de quartier, notamment via le Dossier santé Québec (DSQ). En lien avec les équipes hospitalières, ils contribuent à la gestion des effets secondaires et, lorsque pertinent, à la proposition de thérapies de soutien, toujours dans le respect des prescriptions médicales.
Anticiper plutôt que réparer
Suite au début de la médication, Larivière et Massicotte Pharmaciennes effectue un premier appel après sept jours, puis assure un suivi mensuel — ou plus fréquent au besoin. « Si on sait que dans trois jours la personne risque une baisse de neutrophiles, on va l’appeler avant », explique la pharmacienne. Même logique pour les nausées, la fatigue ou les réactions cutanées.
L’objectif : anticiper, pour éviter que les complications ne prennent toute la place et nuisent à l’adhésion thérapeutique, un facteur clé pour atteindre les objectifs visés par le médecin.

Diminution du fardeau administratif et logistique pour le patient ?
Au-delà du volet clinique, Larivière et Massicotte Pharmaciennes prend aussi en charge une dimension souvent lourde pour les patients : les démarches administratives. Réclamations auprès des assureurs privés, de la RAMQ, programmes de soutien aux patients, renouvellements de couverture — tout est géré par l’équipe. « Il y a énormément de nervosité au niveau financier et lourdeur logistique », reconnaît Christine Larivière. « Les gens se demandent : ça va coûter combien ? Est-ce que mon traitement va être retardé ? »
Comme certains médicaments coûteux sont approuvés pour remboursement par l’assurance par blocs de quelques mois, la vigilance est constante. « Des fois, ça pourrait tomber dans l’oubli. Nous sommes proactifs pour le détecter rapidement. »
Un accompagnement humain au quotidien
L’approche de Larivière et Massicotte Pharmaciennes dépasse aussi la médication. « C’est du coaching », résume Christine Larivière. Encourager une courte marche, proposer des objectifs réalistes, soutenir la motivation : tout cela fait partie de notre approche standardisée.
Même à distance — par téléphone ou visioconférence — le lien demeure fort. « Le temps investi, l’attitude, la bienveillance font en sorte que l’aspect relationnel est très présent », dit-elle. Choisir une pharmacie d’expertise comme Larivière et Massicotte Pharmaciennes pour certains traitements ne signifie pas rompre avec sa pharmacie de quartier. Il s’agit plutôt d’une approche complémentaire, où chaque professionnel joue son rôle.
Et le patient participant est actif dans ses décisions, qui sont éclairées par l’équipe de soins pharmaceutiques. Au fond, l’enjeu est simple : essayer de recréer, à domicile, l’encadrement et l’expertise adaptée offerts à l’hôpital. « Quand les traitements se poursuivent par voie orale, cette accessibilité peut diminuer grandement. Nous, ce qu’on essaie de recréer, c’est l’encadrement rassurant nécessaire au patient pour lui permettre un suivi similaire de celui de l’hôpital lors de son retour à la maison. »
Rappelons que seul.e.s les pharmacien.ne.s sont responsables de la pratique de la pharmacie.
INFOS | Larivière et Massicotte Pharmaciennes inc.
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