Mercredi, 22 septembre 2021
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    La joie arrachée à la nuit

    Le 31e Festival international Présence autochtone se tiendra du 3 au 11 août et propose, cette année, une exploration de zones à risque, où se retrouvent les traces enfouies d’un passé immémorial qui ne s’est pas laissé effacer et où s’ouvrent, dans le brouillard du présent, les chemins d’un futur lumineux que les artistes laissent hardiment entrevoir. Guérisseur et guerrier, mémoire du passé et annonciateur des temps nouveaux, l’art autochtone vient se dresser fièrement dans la cité.

    Notons 5 soirées mémorables sur la scène de la place des Festivals, pavoisée aux couleurs des nations premières. Plus de 60 films en compétition pour l’obtention des convoitées Mattiusi. Des expositions à La Guilde, au Quai des brumes et sur la rue Ste-Catherine. Samian porte la langue algonquine arborée comme oriflamme (concert / lancement de son nouvel album le 6 août.

    Amitié, solidarité, coopération culturelle quand Laura Niquay, QO52 et Anachnid se retrouveront en concert avec Forestare et le Nouvel Ensemble Moderne le 4 août et, à découvrir, le duo Twin Flames le 5 août. Ces concerts se tiennent à 20 h sur la Place des Festivals. Des territoires vivants sont évoqués par l’artiste innue Sonia Robertson et son installation Le sang de la Mère Terre (exposition à la Guilde à partir du 2 août) et par la dramaturge atikamekw Véronique Hébert, dans une performance poético-théâtrale Là d’où vient notre sang (les 8 et 9 août, scène Québecor).

    Résistance et résilience, travail de mémoire et réactualisation des appartenances, le cinéma montre la force des liens entre l’Autochtone et son territoire. Dans A Febre c’est à Manaus qu’un débardeur songe au pays perdu ; dans Out of State des Polynésiens incarcérés aux États-Unis retrouvent, comme salvation, leur culture en purgeant leur peine ; dans A ultima floresta les Yanomamis défendent la forêt. Dans Anerca, comme dans Habitat, les traditions autochtones d’Europe se maintiennent d’inattendue façon. L’humour chez Rodrick Pocowatchit (The Incredible NDN), la transmission chez Lisa Koperqualuk (Ataatasiak), le parcours symbolique des trajets ancestraux chez Roxanne Whitebean (Haudenosaunee Canoe Journey), sont autant de moyens de garder l’identité vivante.

    Rue Ste-Catherine, sur des panneaux géants, les passants pourront découvrir les illustrations qu’Eruoma Awashish a faites pour un ouvrage qui pose son regard sur la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones. Cette publication sera lancée officiellement le 9 août, Journée internationale des Peuples autochtones. Par ailleurs, les artistes qui ont créé L’enclos de Wabush, pièce de Louis-Karl Sioui webdiffusée en juin, participeront à une projection suivie d’une rencontre avec le public.


    INFOS | presenceautochtone.ca

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