Mercredi, 24 juillet 2024
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    Quatre militants d’extrême droite condamnés pour une agression homophobe

    Quatre militants d’extrême droite ont été condamnés mercredi 12 juin à des peines allant de six mois de prison avec sursis à sept mois ferme pour leur participation à une agression homophobe à Paris dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 juin. Parmi eux figure Gabriel Loustau, leader du GUD et fils d’Axel Loustau, membre du Rassemblement National et proche de Marine Le Pen.

    Le Rassemblement National n’est pas un parti comme les autres. L’extrême droite est dangereuse, violente, homophobe et raciste. En témoigne, encore une fois, l’agression d’un jeune homme d’une vingtaine d’années dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 juin à Paris par quatre militants d’extrême droite, qui « célébraient » la victoire du RN aux élections européennes.

    Les quatre jeunes hommes, affirmant des « revendications paramilitaires et d’affiliation au GUD (Groupe union défense, un syndicat d’étudiants d’extrême droite, N.D.L.R.) et au Rassemblement national », selon le parquet, ont été condamnés à des peines allant de six mois de prison avec sursis à sept mois ferme. Parmi eux figure Gabriel Loustau, 23 ans, un leader du GUD et fils d’Axel Loustau ancien militant de cette organisation étudiante, ex-élu RN et autrefois proche de Marine Le Pen.

    « Violences gratuites » d’une « particulière gravité »
    La victime a reçu un coup de poing au visage. Absent de l’audience, il affirme à travers le récit rapporté par les enquêteurs avoir été agressé alors qu’il marchait dans la rue, par cinq hommes dont l’un lui a crié « Sale pédé, t’es un trans ». Ce sont des « violences gratuites » d’une « particulière gravité », a fustigé la représentante du parquet. Au procès, les quatre étudiants n’ont pas su expliquer pourquoi l’un d’eux avait écrit un message peu de temps après l’heure de l’agression, en indiquant que ses amis avaient « fumé un gay ». Lors de leurs interpellations, les agresseurs, que l’alcool a sans doute aidé à exprimer leurs convictions profondes, ont par exemple dit « vous verrez quand Bardella sera au pouvoir, quand Hitler reviendra ».

    Trois des mis en cause avaient déjà été interpellés parmi un groupe de 39 personnes, lors d’un rassemblement le 10 février au cimetière de Charonne à Paris, en hommage à l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration. Gabriel Loustau a par ailleurs comparu le 22 mai à Paris pour provocation publique à commettre un délit, menace de mort, injures à caractère discriminatoire et apologie de crime. Le jugement sera rendu le 24 juin.

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