Jeudi, 12 février 2026
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    Au moins plus de 100 personnes condamnées pour «extrémisme LGBTQ+» en Russie

    Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi anti-LGBTQ+ en Russie, plus de 100 personnes ont été condamnées pour « extrémisme », selon l’organisation Human Rights Watch (HRW). Ce chiffre alarmant reflète l’intensification de la répression à l’égard des personnes LGBTQ+ dans le pays.

    Une loi liberticide en vigueur depuis janvier 2024
    Depuis janvier, le gouvernement russe considère le « mouvement public international LGBT » comme une organisation extrémiste, rendant illégale toute forme d’activisme, de visibilité ou de soutien à la cause LGBTQ+. Selon HRW, 101 condamnations ont été prononcées pour participation supposée à ce « mouvement », ou pour usage de ses prétendus symboles. Parmi celles-ci, 98 sont des infractions administratives ou mineures, les autres relevant de poursuites pénales.

    Des droits fondamentaux bafoués
    « Les autorités russes détournent la justice pour imposer une croisade draconienne au nom de valeurs dites ‘traditionnelles’, et ainsi marginaliser les personnes LGBT », déclare Hugh Williamson, directeur Europe & Asie centrale de HRW. « Elles bafouent de manière flagrante les droits des citoyens russes à la liberté d’expression, d’association et à la non-discrimination. »

    HRW indique que ces condamnations, qui remontent à novembre 2023, date à laquelle la Cour suprême russe a déclaré illégal tout activisme LGBTQ+, ont été recensées grâce à des sources officielles.

    Une hausse des demandes d’asile et d’évacuation
    Depuis cette décision de la Cour suprême, deux importantes ONG russes de défense des droits LGBTQ+, Coming Out et Sphere, affirment avoir constaté une augmentation significative des demandes d’aide pour quitter le pays, obtenir des visas humanitaires, demander l’asile ou organiser des évacuations d’urgence.

    « Les partenaires internationaux de la Russie doivent exiger la fin de cette persécution », poursuit Williamson. « Les autres gouvernements devraient offrir un asile sûr et une protection réelle à celles et ceux qui fuient la Russie par crainte de poursuites liées à leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur engagement public pour les droits LGBTQ+. »

    Une surveillance numérique et des répressions multiples
    Le média indépendant Meduza, basé en Lettonie, révèle que les autorités russes mettent actuellement en place une base de données électronique recensant les personnes LGBTQ+ dans le pays. Une information inquiétante qui s’ajoute à de nombreux cas de répression documentés depuis l’adoption de la loi anti-propagande LGBTQ+ :

    • Des propriétaires de bars et membres du personnel ont été incarcérés.
    • Plus de 50 personnes fréquentant des clubs LGBTQ+ ont été arrêtées.
    • L’application Duolingo a dû retirer ses contenus inclusifs.
    • Un étudiant a été expulsé de son université pour avoir publié des vidéos de maquillage.
    • En janvier, un homme a été condamné à une amende pour avoir plaisanté en disant qu’il était à l’origine du mouvement LGBTQ+ international.
    • Un mois plus tôt, un autre homme, accusé de diriger une agence de voyages queer, a été retrouvé mort en cellule.

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