Lundi, 22 juillet 2024
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    Soirée LGBTQ+ avec les Canadiens

    Un seul joueur du Canadien de Montréal — le russe Denis Gurianov — n’a pas pris part à la séance d’échauffement lors de la soirée de la Fierté qui se tenait jeudi soir, au Centre Bell. Tous les autres joueurs ont participé à l’événement.

    Martin St-Louis, entraîneur-chef du Canadien, avait confirmé la nouvelle lors de l’entraînement qui précèdait le match contre les Capitals de Washington qui s’est dérouler en soirée jeudi. L’attaquant russe de 25 ans craingnait des représailles pour sa famille en Russie s’il endossait le chandail aux couleurs arc-en-ciel en soutien à la communauté LGBTQ+.

    Les autres joueurs du CH ont pris part à la période d’échauffement avec des chandails et du ruban aux couleurs de l’arc-en-ciel sur la lame de leurs bâtons. Ceux-ci ont ensuite été vendus aux enchères au profit d’organismes LGBTQ+.

    Les Canadiens de Montréal ont remporté le match 6 à 2 contre les Capitals de Washington, au plus garde plaisir de la foule de partisans, dont de nombreux LGBTQ+.

    Gurianov est le huitième joueur de la LNH — et le cinquième joueur russe — à refuser de participer à un tel événement cette saison, soit pour des motifs religieux ou parce qu’une loi homophobe russe  interdit les « relations sexuelles non traditionnelles ». Ses compatriotes Ivan Provorov (Flyers), Ilya Lyubushkin (Sabres), Andrei Kuzmenko (Canucks) et Ilya Samsonov (Maple Leafs) l’avaient auparavant imité, même si Provorov (le premier à rejeter le port du chandail) avait d’abord justifié sa décision par des motifs religieux, comme les frères Eric (Panthers) et Jordan Staal (Hurricanes) ainsi que le gardien James Reimer (Sharks).

    Mardi, les joueurs des Maple Leafs, qui devaient revêtir ce chandail, se sont contentés d’utiliser un ruban aux couleurs de l’arc-en-ciel sur la palette de leur bâton ou d’apposer un autocollant sur leur casque, mais n’ont pas porté les chandails qui avaient été créés pour l’occasion. De leurs côtés, les Rangers de New York, les Blackhawks de Chicago et le Wild du Minnesota ont préféré cette année ne pas demander à leurs joueurs de porter l’uniforme arborant les couleurs de l’arc-en-ciel.

    Rappelons que depuis 2013, la LNH travaille en partenariat avec You Can Play Project, une organisation qui milite en faveur de la participation des personnes issues de la communauté LGBTQ+ aux sports. Avant la présente saison, aucun joueur de la LNH n’avait refusé de participer aux soirées spéciales dédiées à la communauté LGBTQ. En collaboration avec les équipe (dont Les Canadiens de Montréal), la LNH a développé des chandails spéciaux conçus par des artistes de la communauté LGBTQ+, leur a accordé une scène pour s’exprimer, offert aux groupes communautaires des kiosques d’information avant les match et même encouragé la présentation de numéros orchestrés par des drags. Et ça fonctionne très bien auprès du public.

    Cependant, pour la première fois cette saison, quelques joueurs de la LNH — en plus de Denis Gurianov — ont récemment fait le choix de ne pas enfiler l’uniforme multicolore de leur équipe à l’occasion d’une soirée spéciale dédiée à la cause. On compte parmi eux l’ex-joueur du Canadien de Montréal Eric Staal, maintenant avec les Panthers de la Floride qui semble avoir oublié qu’avec les Canadiens il avait revêtu un chandail arc-en-ciel à une ou deux reprises. 

    Le commissaire de la LNH Gary Bettman a mentionné que la ligue « évaluera » pendant la saison estivale sa manière d’exprimer son soutien lors de ces soirées spéciales. Il a ajouté que ces refus étaient une distraction « de tout ce que nos équipes et notre ligue font par conviction ». Il a également souligné que la « plupart sinon la très grande majorité » des joueurs, des équipes et du personnel de la LNH soutiennent les soirées rendant hommage à la communauté LGBTQ+.

    Ces déclarations préoccupent tout de même des partisans et militants de la cause LGBTQ+, qui estiment que c’est un symptôme du climat politique actuel limitant la liberté d’expression, la santé et la participation sportive des personnes transgenres tant aux États-Unis qu’au Canada et ailleurs dans le monde. Ces refus menacent maintenant la tenue de ces évènements spéciaux, qui sont pourtant censés être amusants et susceptibles de contribuer à une plus grande ouverture de la société.

    Rappelons qu l’organisme You Can Play célébrait il y a quelques semaines le 10e anniversaire de son partenariat avec la LNH.  

    POUR LIRE NOTRE ARTICLE DATANT DE 2013…

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